Les auteurs


fév 02 2010
Par Les Pintades

Les Pintades épluchent les canards sur grazia.fr

Nos plumes en sont tombées. On savait qu’en matière d’aide à la procréation médicale, nos cousines anglosaxonnes n’étaient pas logées à la même enseigne que nous, son accès étant beaucoup moins limité en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis qu’en France. Un article du Guardian a achevé de nous en convaincre.

On y apprend que le premier salon grand public de la fertilité s’est tenu à Londres le week-end dernier. Deux jours d’exposition entièrement dédiés aux ovaires, au sperme, aux courbes d’ovulation, et bien entendu aux dernières techniques développées pour essayer de donner un gros coup de pouce à la nature… La journaliste du quotidien britannique nous livre un compte-rendu édifiant de sa visite (undercover car on a beau être au royaume des tabloïds, les médias étaient quand même interdits de salon au nom du respect de la confidentialité !). Une sorte de cour des miracles avec 80 exposants dont une quarantaine de spécialistes de la fécondation in vitro et de l’ICSI, des cliniques privées affichant leurs taux de réussite comme slogan publicitaire, et des banques de sperme vantant les mérites de donneurs potentiels sur catalogues (depuis 2005 le don de sperme n’est plus anonyme en Angleterre, contraitement à la France). Pour un peu plus de 110 €, au détour d’un stand, il était possible de faire tester la qualité de son sperme dans une petite pièce à l’abri des regards (résultats garantis en moins d’une heure), avec vente de lubrifiant censé booster ledit sperme à la clé (sic). Un peu plus loin, les femmes pouvaient obtenir des conseils en matière de nutrition, découvrir les vertus de l’acupunture, ou encore se faire faire leur thème astral pour connaître la qualité de leurs ovules (re-sic) pour maximiser leurs chances d’avoir un bébé.

La fertilité est semble-t-il un marché juteux en Grande-Bretagne: l’article nous apprend que plus de 550 millions d’euros sont dépensés chaque année par des couples prêts à beaucoup de sacrifices (notamment financiers puisque 80% des traitements sont à leur charge) pour avoir un enfant. Choisir la clinique où l’on ira se faire inséminer comme on irait choisir sa prochaine voiture peut évidemment suprendre vu de France où les techniques de procréation médicalement assistée sont très encadrées par la loi (mais du coup remboursées par l’Assurance maladie!). Mais quand on sait qu’il faut souvent attendre 18 mois pour obtenir un rendez-vous dans un hôpital public anglais, on comprend que ça laisse le champ libre à pas mal d’initiatives privées, avec plus ou moins de dérives. 3000 visiteurs ont en tout cas été séduits par ce salon, comme cette trentenaire ressortie les bras chargés comme si elle revenait d’une virée dans un shopping mall, sauf que ce n’était pas des fringues qui dépassaient de ses sacs mais des kits d’ovulation…

oct 29 2009
Par Les Pintades

Pintade Week à Beyrouth!

Venez fêter la sortie de la petite dernière!

Pintade Brunch chez Paul

dimanche 1er novembre de 12h à 15h
Paul, Gemmayzé, Beyrouth

oct 26 2009
Par Les Pintades

Pintade Week à Beyrouth!

Dédicace au souk-el Tayeb
Venez croquer de la Pintade!

samedi 31 octobre de 10h à 13h
Souk el-Tayeb
Saifi Village, Beyrouth

 

Rencontre avec Muriel Rozelier sur “la littérature féminine engagée”

au 16e Salon du Livre francophone
samedi 31 octobre à 18h (dédicace à partir de 19h)

Salon du Livre francophone
BIEL (salle Agora), Beyrouth

oct 26 2009
Par Les Pintades

Pintade Week à Beyrouth!

Venez fêter la sortie de la petite dernière!

Au programme des pintaderies:

Pintades Party avec Kittypirate au Walimat Wardeh

mercredi 28 octobre à partir de 19h (et jusqu’au bout de la nuit!)  
Walimat Wardeh
Makdissi Street Hamra, Beyrouth

oct 19 2009
Par Les Pintades

Les Pintades épluchent les canards sur grazia.fr

On va nous passer un savon

 

Mais c’est pour une bonne cause. Saviez-vous que le savon peut sauver des vies ? C’est la mission que s’est donné Derreck Kayongo, un réfugié ougandais arrivé aux Etats-Unis il y a une vingtaine d’années. Le quotidien sud-africain Mail & Guardian raconte l’histoire édifiante de Derreck, qui a récemment entrepris de collecter tous les savons usagés des hôtels ! Lorsqu’il a découvert que les hôtels jetent les savonnettes une fois le séjour de leurs clients terminé, effaré de voir le gâchis dont une société consumériste occidentale est capable, Kayongo s’est mis en tête de récupérer les savons usagés auprès des hôtels d’Atlanta et de sa région. Depuis le mois de juin, il a collecté 1400 kilos de savon auprès du seul l’hôtel Ritz-Carlton d’Atlanta, et un total de 4500 kilos. Les savons sont fondus, stérilisés puis de nouveau moulés en forme de savonnettes.

Si vous pensez que se laver n’est pas du luxe, repassez par la case Ouganda. Pour les populations pauvres du pays, le savon est justement un produit de luxe. L’article du Mail & Guardian relève que 15 % des décès infantiles sont causés par des diarrhées transmises par manque d’hygiène. Le simple fait de se laver les mains réduirait ce chiffre de moitié. Et sur cette pente savonneuse, l’initiative de Kayongo devrait permettre d’envoyer plusieurs tonnes de savon en Afrique.

Encore un de ces projets qui crie à l’évidence. Il faudra tout de même collecter 13.000 dollars pour acheminer les savons jusqu’en Afrique. Le prix à payer pour faire avancer l’hygiène. Mais le gâchis saponifié est en voie d’extinction puisque Derreck Kayongo compte bientôt recycler les savons de tous les hôtels des Etats-Unis. De quoi balayer nos scrupules la prochaine fois qu’on entamera une nouvelle savonette…

oct 19 2009
Par Les Pintades

Beyrouth-Paris, deux basses-cour d’exception

Venez glousser, criailler, cancaner avec les Pintades à l’occasion d’une dédicace haute en plumes de Une vie de Pintade à Beyrouth (Calmann-Lévy) et Une vie de Pintade à Paris (Le Livre de Poche).

Mardi 20 octobre 2009 de 18h à 21h

à L’Echappée Belle atelier (un vrai nid!)
5 passage Geoffroy Didelot
75017 Paris
Métro Villier. Tel: 01 43 87 53 16

oct 14 2009
Par Les Pintades

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Le dîner en famille : une arme anti drogue

 

America, land of the free, home of the brave. Capitale mondiale du capitalisme, du consumérisme, de la névrose. Parfois avec raison, et parfois, on se demande si ici, le bon sens a encore son sens. Rien de tel qu’un petit coup d’angoisse pour se crisper les synapses. L’épidémie de grippe porcine qui menace, la crise économique qui n’en finit pas de faire ses ravages, le terrorisme qui pointe de nouveau le bout de son nez… Ça y est ? Vous êtes bien flippés ? Ce week-end, le New York Times est venu rajouter sa couche d’anxiété. De quoi plonger des millions de familles dans les flots tumultueux de l’inquiétude. Une étude rendue publique récemment annonçait une claire corrélation entre la consommation de drogue chez les jeunes et l’absence de dîner familial. L’étude, nous révèle le New York Times, assure que la prise de dîner en famille a un effet bénéfique sur la nutrition, les capacités verbales et mentales, ainsi que sur le stress. Et que les ados qui prennent leur dîner en famille moins de 5 fois par semaine ont plus de chances de consommer des substances illicites. Le papier donnait également en exemple des mères indignes malgré elles, qui courent tels des poulets sans tête, entre cours de foot pour le petit, compets de hockey pour l’ado et matchs de softball pour l’aîné. Et le dîner familial dans tout ça ? Passé par la case des pertes et profits.

 

Dans un pays qui a fait du plat surgelé un mode de vie, on imagine bien la terreur des lecteurs de l’étude en question. Aussi anxiogène que lorsque l’on découvrait que Mozart rendait les bébés intelligents et que les enfants dont les mères travaillent courent un risque plus élevé d’être obèses, idiots, tueurs en série et que sais-je encore.

 

Mais comment définir le dîner. Le journaliste est très sérieusement allé demander à des universitaires et des chercheurs d’éclairer sa lanterne. Est-ce que le dîner devant la télé compte ? Le surgelé a-t-il autant de valeur que le petit plat mitonné. Et le déjeuner ? Il vaut quoi le déjeuner ? Que l’American Way of Life se rassure. Regarder la télé en mangeant son bol de Campbell Soup réchauffé au micro-ondes n’a pas d’incidence sur l’usage de drogues (sérieusement il y a des chercheurs qui ont étudié ce postulat).

 

Et à la fin de l’article, on ne peut que se dire qu’on a de la chance d’être français. Des générations à bouffer en famille, simplement parce que c’est meilleur à la maison, un coup de pinard pour réduire son cholestérol, un repas entre potes, préparé en 20 minutes. Sublime, forcément sublime… On se prosterne sur l’autel de Françoise Bernard et son légendaire Recettes faciles. Allez, emballez, c’est pesé. Notre anxiété dissipée d’un coup de camembert. Comme le disait Mireille Giuliano aux Américaines, French Women Don’t Get Fat. Et de quelle autre injustice sommes-nous les bénéficiaires ? Ah, oui, nous sommes des séductrices nées, des concentrés d’élégance et de raffinement, des déesses domestiques. Ahhh, ça fait du bien de se regarder au travers des yeux de nos cousins d’Amérique…

sept 24 2009
Par Les Pintades

Une vie de Pintade à Beyrouth

Starlettes carossées de la pop libanaise, bourgeoises militantes féministes, domestiques philippines, combattantes du Hezbollah: qui sont les Beyrouthine?
En savoir plus

Écrit par : Muriel Rozelier
Illustré par : Margaux Motin

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oct 25 2008
Par PintadeWeb

Les pintades en chef

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