Muriel Rozelier
Premiers pépiements à Carthage, en Tunisie : un nid douillet de jasmin et de fleurs d’oranger pour cette famille mi-normande, mi-bretonne (donc très viking) qui passe son temps à voleter entre l’Afrique et le Maghreb.
Le ton est donné : dans la volière Rozelier, on est résolument migrant. En banlieue parisienne où sa smala a finalement atteri, Muriel se rêve en Christine Ockrent. Le syndrome plumitif déjà. Écrire, décrire le monde. Et ce qu’elle connaît le mieux : l’Orient, le monde arabo-musulman, comme on dit, qui désoriente tant de Français. Car passée l’adolescence, pour cette pintade voleteuse, la migration reprend. L’Égypte, d’abord, qu’elle écume, puis la Palestine, la Jordanie, et finalement le Liban, où elle pose ses pattes en espérant que « quand même, ce sera plus cool à vivre que Gaza ».
Depuis deux ans, Beyrouth est son havre de paix, qu’elle arpente avec son goût pour le quotidien, l’anodin, le petit détail.
Une vie de Pintade à Beyrouth
Starlettes carossées de la pop libanaise, bourgeoises militantes féministes, domestiques philippines, combattantes du Hezbollah: qui sont les Beyrouthine?
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Écrit par : Muriel Rozelier
Illustré par : Margaux Motin
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