Une vie de Pintade

Si vous avez la curiosité de nous rendre visite, vous savez peut-être déjà qu’une Pintade est tout sauf une bécasse. Mais au cas où cela manquerait à votre culture générale, voici une petite session de rattrapage sur les qualificatifs qu’il est bon d’appliquer aux Pintades que nous sommes.

D’abord, une mise au point essentielle : il n’y a guère de femmes qui ne soient pas des Pintades. Les Pintades courent les rues du monde entier. Moscou, Paris, Beyrouth, New York, Madrid, Bombay, Tel-Aviv, Shanghai, Dakar, Oulan Bator… Après, tout est une question de latitude et de culture locale.

Les Pintades, ce sont les femmes modernes qui revendiquent à la fois leur indépendance et le droit à la futilité. Ce n’est pas parce qu’elles font des études (parfois poussées), qu’elles ont des jobs (de plus en plus à responsabilité), et/ou qu’elles élèvent des mômes, qu’elles vont se priver de la joie (parfaitement inutile mais tellement jouissive) de disserter sur la couleur de vernis qui leur va le mieux. Ce qui n’en fait pas pour autant des bimbos !

La Pintade est une femme active, urbaine, engagée, parfois branchée mais pas toujours, qui ne renonce pas à son plaisir, qu’il soit charnel ou spirituel… Être pintade, c’est être sérieuse sans trop se prendre au sérieux. Oui, il y a une dimension d’autodérision assumée dans ce surnom, « Pintade » !

Franchement, n’a-t-il pas de la gueule ce volatile (là on parle du vrai gallinacé en chair et en plumes), avec son plumage noir tacheté de perles blanches, sa crête cornée sur la tête et ses barbillons rouges ? D’ailleurs, les Portugais, qui l’ont introduite en Europe, la nommaient pintada, c’est-à-dire la « poule peinte ». Élevé pour sa chair (forcément délicieuse) dans les poulaillers français, l’oiseau sauvage est originaire d’Afrique, où il symbolise la femme émancipée (contrairement à la poule, la pintade sait voler, même mal !). La Pintade est industrieuse, vive, rebelle, belle, savoureuse, pas facile à apprivoiser, très bruyante…

C’était vraiment trop tentant d’en faire notre totem, l’égérie du nouveau féminisme.

fév 02 2010
Par Les Pintades

Les Pintades épluchent les canards sur grazia.fr

Nos plumes en sont tombées. On savait qu’en matière d’aide à la procréation médicale, nos cousines anglosaxonnes n’étaient pas logées à la même enseigne que nous, son accès étant beaucoup moins limité en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis qu’en France. Un article du Guardian a achevé de nous en convaincre.

On y apprend que le premier salon grand public de la fertilité s’est tenu à Londres le week-end dernier. Deux jours d’exposition entièrement dédiés aux ovaires, au sperme, aux courbes d’ovulation, et bien entendu aux dernières techniques développées pour essayer de donner un gros coup de pouce à la nature… La journaliste du quotidien britannique nous livre un compte-rendu édifiant de sa visite (undercover car on a beau être au royaume des tabloïds, les médias étaient quand même interdits de salon au nom du respect de la confidentialité !). Une sorte de cour des miracles avec 80 exposants dont une quarantaine de spécialistes de la fécondation in vitro et de l’ICSI, des cliniques privées affichant leurs taux de réussite comme slogan publicitaire, et des banques de sperme vantant les mérites de donneurs potentiels sur catalogues (depuis 2005 le don de sperme n’est plus anonyme en Angleterre, contraitement à la France). Pour un peu plus de 110 €, au détour d’un stand, il était possible de faire tester la qualité de son sperme dans une petite pièce à l’abri des regards (résultats garantis en moins d’une heure), avec vente de lubrifiant censé booster ledit sperme à la clé (sic). Un peu plus loin, les femmes pouvaient obtenir des conseils en matière de nutrition, découvrir les vertus de l’acupunture, ou encore se faire faire leur thème astral pour connaître la qualité de leurs ovules (re-sic) pour maximiser leurs chances d’avoir un bébé.

La fertilité est semble-t-il un marché juteux en Grande-Bretagne: l’article nous apprend que plus de 550 millions d’euros sont dépensés chaque année par des couples prêts à beaucoup de sacrifices (notamment financiers puisque 80% des traitements sont à leur charge) pour avoir un enfant. Choisir la clinique où l’on ira se faire inséminer comme on irait choisir sa prochaine voiture peut évidemment suprendre vu de France où les techniques de procréation médicalement assistée sont très encadrées par la loi (mais du coup remboursées par l’Assurance maladie!). Mais quand on sait qu’il faut souvent attendre 18 mois pour obtenir un rendez-vous dans un hôpital public anglais, on comprend que ça laisse le champ libre à pas mal d’initiatives privées, avec plus ou moins de dérives. 3000 visiteurs ont en tout cas été séduits par ce salon, comme cette trentenaire ressortie les bras chargés comme si elle revenait d’une virée dans un shopping mall, sauf que ce n’était pas des fringues qui dépassaient de ses sacs mais des kits d’ovulation…

oct 29 2009
Par Les Pintades

Pintade Week à Beyrouth!

Venez fêter la sortie de la petite dernière!

Pintade Brunch chez Paul

dimanche 1er novembre de 12h à 15h
Paul, Gemmayzé, Beyrouth

oct 26 2009
Par Les Pintades

Pintade Week à Beyrouth!

Dédicace au souk-el Tayeb
Venez croquer de la Pintade!

samedi 31 octobre de 10h à 13h
Souk el-Tayeb
Saifi Village, Beyrouth

 

Rencontre avec Muriel Rozelier sur “la littérature féminine engagée”

au 16e Salon du Livre francophone
samedi 31 octobre à 18h (dédicace à partir de 19h)

Salon du Livre francophone
BIEL (salle Agora), Beyrouth

oct 26 2009
Par Les Pintades

Pintade Week à Beyrouth!

Venez fêter la sortie de la petite dernière!

Au programme des pintaderies:

Pintades Party avec Kittypirate au Walimat Wardeh

mercredi 28 octobre à partir de 19h (et jusqu’au bout de la nuit!)  
Walimat Wardeh
Makdissi Street Hamra, Beyrouth

oct 19 2009
Par Les Pintades

Les Pintades épluchent les canards sur grazia.fr

On va nous passer un savon

 

Mais c’est pour une bonne cause. Saviez-vous que le savon peut sauver des vies ? C’est la mission que s’est donné Derreck Kayongo, un réfugié ougandais arrivé aux Etats-Unis il y a une vingtaine d’années. Le quotidien sud-africain Mail & Guardian raconte l’histoire édifiante de Derreck, qui a récemment entrepris de collecter tous les savons usagés des hôtels ! Lorsqu’il a découvert que les hôtels jetent les savonnettes une fois le séjour de leurs clients terminé, effaré de voir le gâchis dont une société consumériste occidentale est capable, Kayongo s’est mis en tête de récupérer les savons usagés auprès des hôtels d’Atlanta et de sa région. Depuis le mois de juin, il a collecté 1400 kilos de savon auprès du seul l’hôtel Ritz-Carlton d’Atlanta, et un total de 4500 kilos. Les savons sont fondus, stérilisés puis de nouveau moulés en forme de savonnettes.

Si vous pensez que se laver n’est pas du luxe, repassez par la case Ouganda. Pour les populations pauvres du pays, le savon est justement un produit de luxe. L’article du Mail & Guardian relève que 15 % des décès infantiles sont causés par des diarrhées transmises par manque d’hygiène. Le simple fait de se laver les mains réduirait ce chiffre de moitié. Et sur cette pente savonneuse, l’initiative de Kayongo devrait permettre d’envoyer plusieurs tonnes de savon en Afrique.

Encore un de ces projets qui crie à l’évidence. Il faudra tout de même collecter 13.000 dollars pour acheminer les savons jusqu’en Afrique. Le prix à payer pour faire avancer l’hygiène. Mais le gâchis saponifié est en voie d’extinction puisque Derreck Kayongo compte bientôt recycler les savons de tous les hôtels des Etats-Unis. De quoi balayer nos scrupules la prochaine fois qu’on entamera une nouvelle savonette…

oct 19 2009
Par Les Pintades

Beyrouth-Paris, deux basses-cour d’exception

Venez glousser, criailler, cancaner avec les Pintades à l’occasion d’une dédicace haute en plumes de Une vie de Pintade à Beyrouth (Calmann-Lévy) et Une vie de Pintade à Paris (Le Livre de Poche).

Mardi 20 octobre 2009 de 18h à 21h

à L’Echappée Belle atelier (un vrai nid!)
5 passage Geoffroy Didelot
75017 Paris
Métro Villier. Tel: 01 43 87 53 16

oct 14 2009
Par Les Pintades

Les Pintades épluchent les canards sur grazia.fr

Le dîner en famille : une arme anti drogue

 

America, land of the free, home of the brave. Capitale mondiale du capitalisme, du consumérisme, de la névrose. Parfois avec raison, et parfois, on se demande si ici, le bon sens a encore son sens. Rien de tel qu’un petit coup d’angoisse pour se crisper les synapses. L’épidémie de grippe porcine qui menace, la crise économique qui n’en finit pas de faire ses ravages, le terrorisme qui pointe de nouveau le bout de son nez… Ça y est ? Vous êtes bien flippés ? Ce week-end, le New York Times est venu rajouter sa couche d’anxiété. De quoi plonger des millions de familles dans les flots tumultueux de l’inquiétude. Une étude rendue publique récemment annonçait une claire corrélation entre la consommation de drogue chez les jeunes et l’absence de dîner familial. L’étude, nous révèle le New York Times, assure que la prise de dîner en famille a un effet bénéfique sur la nutrition, les capacités verbales et mentales, ainsi que sur le stress. Et que les ados qui prennent leur dîner en famille moins de 5 fois par semaine ont plus de chances de consommer des substances illicites. Le papier donnait également en exemple des mères indignes malgré elles, qui courent tels des poulets sans tête, entre cours de foot pour le petit, compets de hockey pour l’ado et matchs de softball pour l’aîné. Et le dîner familial dans tout ça ? Passé par la case des pertes et profits.

 

Dans un pays qui a fait du plat surgelé un mode de vie, on imagine bien la terreur des lecteurs de l’étude en question. Aussi anxiogène que lorsque l’on découvrait que Mozart rendait les bébés intelligents et que les enfants dont les mères travaillent courent un risque plus élevé d’être obèses, idiots, tueurs en série et que sais-je encore.

 

Mais comment définir le dîner. Le journaliste est très sérieusement allé demander à des universitaires et des chercheurs d’éclairer sa lanterne. Est-ce que le dîner devant la télé compte ? Le surgelé a-t-il autant de valeur que le petit plat mitonné. Et le déjeuner ? Il vaut quoi le déjeuner ? Que l’American Way of Life se rassure. Regarder la télé en mangeant son bol de Campbell Soup réchauffé au micro-ondes n’a pas d’incidence sur l’usage de drogues (sérieusement il y a des chercheurs qui ont étudié ce postulat).

 

Et à la fin de l’article, on ne peut que se dire qu’on a de la chance d’être français. Des générations à bouffer en famille, simplement parce que c’est meilleur à la maison, un coup de pinard pour réduire son cholestérol, un repas entre potes, préparé en 20 minutes. Sublime, forcément sublime… On se prosterne sur l’autel de Françoise Bernard et son légendaire Recettes faciles. Allez, emballez, c’est pesé. Notre anxiété dissipée d’un coup de camembert. Comme le disait Mireille Giuliano aux Américaines, French Women Don’t Get Fat. Et de quelle autre injustice sommes-nous les bénéficiaires ? Ah, oui, nous sommes des séductrices nées, des concentrés d’élégance et de raffinement, des déesses domestiques. Ahhh, ça fait du bien de se regarder au travers des yeux de nos cousins d’Amérique…

oct 06 2009
Par Les Pintades

Envoyez des e-cards à vos ami(e)s

Rien que pour vous, nous avons créé des e-cards Une vie de Pintade à Beyrouth. Des petites cartes amusantes illustrées par Margaux Motin.
Faites vous plaisir et envoyez les à vos amies.

Les e-cards Une vie de Pintade à Beyrouth, c’est ici

oct 01 2009
Par Les Pintades

Les Pintades épluchent les canards sur grazia.fr

« Mesdames faites congeler vos ovules !»

Prendre la pilule ? Se faire poser un stérilet ? Soooooo 20e siècle ! La cryogénisation des ovules pourrait devenir la prochaine révolution en matière de « un bébé quand je veux ! ». Un article publié dans l’hebdomadaire néérlandais Vrij Nederland, et repris par Courrier International (nous ne lisons malheureusement pas encore le néérlandais dans le texte), offre un passionnant reportage dans le laboratoire de fécondation du Centre médical universitaire de l’Université d’Amsterdam, et fait le point sur cette nouvelle technique de préservation de la fertilité.

Depuis quelques années, explique l’hebdomadaire, certaines équipes médicales dans le monde proposent aux femmes atteintes d’un cancer et qui doivent subir un traitement qui pourrait les rendre stériles, de congeler leurs cellules sexuelles et de les cryoconserver, dans l’espoir de pouvoir les utiliser plus tard, si elles souhaitent avoir un enfant. « Le recours à cette technique se développe avec une rapidité fugurante », relève le biologiste interviewé.

D’autant plus fulgurante qu’il « existe un groupe bien plus nombreux de femmes qui espèrent beaucoup de cette technique: les trentenaires célibataires désirant avoir des enfants ». Comprenez des célibataires en bonne santé, sans indication médicale donc, mais qui angoissent à l’idée de voir leur fécondité diminuer avec l’âge (en général, après 35 ans, c’est le grand plongeon). C’est pourquoi le Centre médical universitaire d’Amsterdam a décidé de s’ouvrir prochainement à cette catégorie de femmes, autant dire que ça représente du monde !

Il faut vivre avec son temps diront certaines. Nos grand-mères cherchaient un moyen de ne pas « tomber » enceinte à chaque coup, nos mères ont obtenu le droit à la contraception (et nous les en remercions). Aujourd’hui, il est de plus en plus fréquent de voir des femmes frisant la quarantaine, prises par leur carrière ou n’ayant pas trouvé le père, déboussolées à l’idée d’avoir sauté la case bébé… Alors pourquoi ne pas se mettre quelques dizaines d’ovocytes au chaud, enfin plutôt au froid, en attendant le bon moment professionnel (la retraite ?), et surtout d’avoir trouvé Mister Right (parce que dans l’histoire, il faut encore un père). Pourquoi pas en effet doivent se dire de plus en plus de femmes si l’on en juge par les listes d’attente dans certaines cliniques américaines qui facturent tout de même près de 10 000 dollars pour une cryoconservation.

Dans le monde, « 900 bébés sont déjà nés d’un ovule congelé et les premières études ne constatent aucune anomalie chez ces jeunes » souligne l’hebdomadaire. La cryogénisation d’ovules a beau avoir énormément progressé, on manque encore de recul. Et évidemment, cette technique ne va pas sans poser de questions. Ponctionner les ovocytes d’une femme nécessite un traitement médical lourd (loin de nous l’idée de dévaloriser le don de sperme, mais on est loin de la revue de charme et des pensées grivoises là)… Et jusqu’à quel âge l’autoriser à utiliser ses ovules congelés ? Est-ce une bonne chose de passer d’une procréation médicalement assistée à une procréation « socialement » assistée ? L’Italie, la Belgique, le Japon, les Etats-Unis : de plus en plus de pays s’y sont mis, parfois de façon très encadrée, parfois en laissant la porte ouverte à des dérives éthiques et commerciales.

En France, où la cryogénisation des ovules reste interdite, même pour des femmes atteintes d’un cancer, des voix commencent à s’élever en sa faveur. De la même façon qu’on traite la stérilité, pourquoi priver des femmes de la possibilité de préserver leur fertilité, y compris les bien portantes mais qui voient leur réserve d’ovocytes diminuer de façon problématique avec l’âge ? Pas sûre que la société française soit mûre pour franchir le pas. On est encore loin en tout cas de la campagne d’information que les responsables du Centre médical universitaire d’Amsterdam envisagent de lancer aux Pays-Bas: « Mesdames, en cas de nécessité, faites congeler vos ovules ! »

sept 24 2009
Par Les Pintades

Les Pintades épluchent les canard sur www.grazia.fr

Les femmes sont de moins en moins heureuses

C’est un billet posté sur le site du Huffington Post qui nous a alertées. Les femmes sont de moins en moins heureuses.

Le Huffington Post, organe libéral influent, est le blog d’Ariana Huffington, mi-passionaria, mi-activiste, et 100% mondaine (on lui prête même une liaison avec Cory Booker, l’ultra-sexy maire de Newark, de vingt ans son cadet. Bitch aurait-on presque envie d’ajouter, à moins que ce ne soit Good for you…). Mais nous nous égarons.
Les femmes sont donc de moins en moins heureuses, et il ne s’agit pas d’un petit passage à vide. Elles sont globalement moins heureuses qu’il y a quarante ans, globalement moins heureuses que les hommes, et plus elles vieillissent, moins elles sont heureuses ! C’est une étude réalisée chaque année depuis 1972 auprès d’Américains et d’Américaines à qui l’on demande de mesurer leur niveau de bonheur sur une échelle de 1 à 3 qui le dit. L’info nous a retourné les plumes, si tant est bien sûr que l’on puisse mesurer le bonheur. On imagine bien que les critères pour se déclarer heureuse aujourd’hui et il y a 40 ans ne sont pas tout à fait les mêmes. Mais quand même ! Tout ça pour ça !? Les petites culottes brûlées, la pilule, l’indépendance gagnée grâce aux études et au travail, le partage des tâches qui progresse, les nouveaux pères…
L’étude étant américaine, premier réflexe forcément, on se dit: les pauvres ! Voilà ce que c’est que de vivre dans un pays ultra libéral où l’Etat n’a pas prévu grand-chose pour aider les mères qui travaillent…
Sauf que ce coup de blues qui dure concerne toutes les femmes, quelques soient leur niveau d’éducation, leurs responsabilités professionnelles, leur statut marital, leur ethnie d’origine (seules les Afro-américaines se déclarent plus heureuses qu’avant mais pas encore autant que les hommes afro-américains), le fait qu’elles aient ou non des enfants… et le pays dans lequel elles vivent !! Et oui, d’autres études montrent que c’est pareil en Europe.
Comment expliquer ce paradoxe se demande le Huffington Post, à une époque où des pays comme l’Allemagne, l’Irlande, le Bungladesh, la Nouvelle-Zélande, le Chili, ou encore le Mozambique, sont gouvernés par des femmes, où 61% des maîtrises universitaires sont donnés à des étudiantes, où il y a aura pour la première fois en octobre plus de femmes que d’hommes sur le marché américain du travail, que le nombre d’heures consacrées à des tâches domestiques est passé en trente ans de 21 à 17 pour les femmes et de 6 à 13 pour les hommes ?!

Là, on se dit que bon d’accord, le sort des femmes s’est officiellement amélioré mais que ce tableau “idyllique” finirait presque par faire oublier qu’on est encore loin du compte question parité et tout ça, même en France où la politique familiale fait pourtant rêver nos cousines allemandes, anglaises ou américaines. “Ca doit être les sentiments”, avance Maureen Dowd, dans un éditorial du New York Times. Les femmes seraient submergées par leurs sentiments. Au début, l’explication laisse sceptique (bientôt on va nous dire que c’est les hormones!). Et puis, en creusant un peu, on se dit que c’est peut-être ça le problème: les femmes prennent les choses trop à coeur. Allez comprendre pourquoi une pile de linge mal pliée ça nous hérisse, alors que les hommes sont capables de vivre dans le bordel par exemple. Inspirez, expirez.

Ladies, un conseil: arrêtez de vous mettre la pression. Acceptez une bonne fois pour toutes de ne pas être parfaites, déléguez (le multitasking a ses limites) même si c’est “forcément moins bien fait” que par vous, bref arrêtez d’être, comme on dit outre-atlantique, des control freaks ! Oh on sait bien, c’est plus facile à dire qu’à faire. Mais franchement, vous verrez que passer un quart d’heure à vous peinturlurer les ongles des pieds plutôt qu’à vous prendre la tête avec votre fils pour lui faire faire ses devoirs (l’étude du soir, c’est pas pour rien que ça existe) ou vous accorder un break en envoyant tout le monde chez McDo (comment ça ils n’auront pas leurs 5 fruits et légumes du jour ? Et le ketchup, c’est pas de la tomate ?), ça ne fera pas de vous une décérébrée qui se fiche de la condition féminine.
Evidemment, ça ne règlera pas tous les problèmes. Mais ça fait déjà tellement bien d’être une Pintade assumée!

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